État des lieux des Tokens Non-Fongibles (NFTs)

ÉCOSYSTÈME FRANÇAIS DES TOKENS NON-FONGIBLES
Écosystème Français des Tokens Non Fongibles, par Nathan Sexer pour Ethereum-France

En mars 2020, lors d’EthCC[3], la conférence annuelle au sujet d’Ethereum qui se tient chaque année à Paris, j’ai eu l’occasion de présenter “Un tour d’horizon des tokens non-fongibles (NFT)” au sein de la ‘French Track’ aux côtés de Nicolas Julia (Sorare), Nicolas Pouard (Ubisoft) et Pierre-Nicolas Hurstel (Arianee).

Depuis, les tokens non-fongibles connaissent un essor incroyable, porté par celui de la blockchain, et plus particulièrement par un intérêt grandissant des institutions, grandes entreprises, célébrités et médias qui ont largement repris le sujet (à l’image de mon passage dans l’Express“Pourquoi ces jetons numériques s’arrachent à prix d’or?”)

La grande majorité de l’activité autour des NFTs se passant sur Ethereum, il apparaissait évident d’en faire une tribune avec Ethereum-France. Cet état des lieux a pour objectif de rappeler les tenants et aboutissants de ces objets numériques, préciser le contexte dans lequel leur essor s’inscrit, et proposer un aperçu de l’état actuel du marché, des applications le composant, un zoom sur le marché Français et quelques perspectives d’avenir.

Qu’est-ce qu’un Token Non-Fongible (NFT) ?

Un token est un actif numérique émis et échangeable sur une blockchain. Trop souvent appelées « crypto-monnaies », ils n’ont pas tous vocation à devenir une monnaie. Ce sont des actifs qui permettent la représentation et l’échange de valeur sur la blockchain.

Les tokens fongibles sont des tokens identiques entre eux et divisibles. Tout comme l’Euro ou le Dollar, un Bitcoin (BTC) ou un Ether (ETH) est fongible. Un BTC est égal à un autre BTC et il est possible de diviser, d’acheter et d’échanger des fractions de BTC (0.002 BTC).

A l’inverse, les spécificités principales des tokens non-fongibles (ou crypto-collectible, ou Non-Fungible Tokens aka NFT) sont qu’ils sont uniques et non individualisables. Un NFT est toujours différent d’un autre NFT, on ne peut également pas les diviser ni en échanger des fractions comme c’est le cas pour les tokens fongibles.

Principalement basés sur Ethereum, ces tokens non-fongibles héritent des spécificités de cette blockchain sous-jacente: une blockchain décentralisée, en accès libre, transparente et immuable. Les caractéristiques des blockchains publiques comme Ethereum s’appliquent aux tokens non-fongibles, ils sont par conséquent :

  • Infalsifiables : tout comme chaque événement sur Ethereum ne peut être remis en question
  • Traçables : chaque transaction est publique et visible par tous (eg. via etherscan)
  • Interopérables: les NFTs se basent sur les mêmes standards, ce qui rend possible et facile l’interopérabilité de ces actifs entre les projets
  • Monétisables : les standards de NFTs rendent facile leur incorporation dans des places de marchés qui permettent leur achat et vente. Un détenteur de NFT est réellement propriétaire de cet actif et donc libre d’en faire ce qu’il souhaite; le vendre notamment. La mise en place de royalties est également facilitée, entre autre grâce à leur traçabilité.

Spécificités des tokens non-fongibles :

  • Unicité : Un NFT est unique. Il ne peut pas être copié à l’identique car la blockchain en garde une trace publique et immuable.
  • Indivisibilité : Il est impossible de diviser un NFT en plusieurs parties, ce qui n’est pas le cas d’autres tokens. Cette deuxième propriété renforce la première.

La majorité des tokens non-fongibles fonctionnent via des smart-contracts (scripts automatisés) déployés sur la blockchain Ethereum. La plupart suit des standards bien établis tels que les ERC-721 & ERC-1155

Comment expliquer la fièvre des NFTs ?

Les NFTs font l’objet d’un engouement médiatique sans précédent, notamment lié à la participation de célébrités telles que Elon Musk, Jack Dorsey, Paris Hilton, Lindsay Lohan, Steve Aoki, Soulja Boy, Kings of Leon, Mike Shinoda, Pelé, Eminem, The Weekend qui vendent des morceaux de musique, des oeuvres d’art ou même des tweets historiques sous forme de NFT. Des entreprises telles que McDonald’s France ou Taco Bell ont également sauté le pas en mettant en vente des œuvres d’arts sous forme de NFT.

Mais c’est aussi et surtout grâce aux ventes records de NFTs que l’on parle d’eux. L’artiste Beeple notamment, a realisé une vente de $69M début mars 2021 chez Christie’s ce qui a suscité de vives réactions dans la presse. Traité ici par The Verge, Techcrunch ou encore le NYTimes et son titre provocateur “JPG File Sells for $69 Million, as ‘NFT Mania’ Gathers Pace”. La vente de Beeple est historique car c’est la 3ème plus grosse vente jamais réalisée par un artiste de son vivant. Sotheby’s a d’ailleurs rapidement emboîté le pas à Christie’s en effectuant à son tour des ventes de NFTs de plusieurs dizaines de millions de dollars. Ce sont donc les deux plus grandes maisons d’enchères au monde qui ont misé gros sur ces NFTs.

Les volumes globaux des NFTs ont explosé et continuent leur ascension fulgurante. Ce sont dorénavant des centaines de millions de dollars qui s’échangent chaque mois sur les plateformes de ventes publiques de NFT, comme le montre ce graphique publié par Messari :

Si ces ventes explosent, ce sont grâce à leurs émetteurs (ie. célébrités, marques, artistes) qui réalisent et exploitent cette technologie pour vendre leur art mais aussi bien évidemment grâce aux acheteurs (fans, collectionneurs, crypto-millionnaires) qui dépensent des fortunes dans ces objets digitaux.

En somme, les NFTs permettent à des utilisateurs de posséder et collectionner des biens digitaux en les achetant directement auprès de leurs créateurs. Cela permet aux marques et personnalités d’interagir directement avec leur communauté, en diversifiant leurs sources de revenus et d’interactions. Posséder un NFT est un signe d’appartenance pour l’acheteur, qui peut montrer son bien et faire partie d’un club restreint et privilégié. Le vendeur peut quant à lui monétiser ses créations tout en ciblant avec précision sa communauté.

“Les NFTs permettent de monétiser des actifs nativement digitaux.”

Dans quel contexte cet essor s’inscrit-il ?

Cet essor s’inscrit dans un contexte bien plus large. La technologie sous-jacente de la blockchain et notamment Ethereum est en forte croissance de popularité depuis quelques années à travers l’adoption par de nombreuses institutions (régulateurs, banques), entreprises internationales (Paypal, Venmo, Visa ou même Tesla qui autorise l’achat de voitures en Bitcoin) et l’investissement massif d’entreprises tels que Microstrategy ou Square qui intègrent des cryptos à leur bilan comptable. La semaine dernière Coinbase a fait son entrée en bourse, propulsant une nouvelle fois la blockchain sous les projecteurs médiatiques. Le secteur de la blockchain gagne en attention et dans son sillon ses sous-jacents tels que Ethereum ou  les NFTs.

Depuis la vague de la “Decentralized Finance” (DeFi) sur Ethereum lors de l’été 2020, le marché crypto est en effervescence; les investisseurs particuliers et professionnels sont attentifs et à la recherche du « next big thing ». La vague de NFTs est arrivée à point nommé.

En plus de l’intérêt généré par la blockchain et la DeFi, les NFTs représentent un cas d’usage simple, concret et visuel, les rendant accessibles. L’arrivée des Cryptokitties en 2017 connut un succès tel que la blockchain Ethereum s’était trouvée congestionnée à cause d’ une sur-utilisation soudaine du réseau, mais le soufflet lié à ces chats tokenisés est retombé par faute d’utilité, d’interopérabilité et d’accessibilité. Aujourd’hui, chacun peut créer, vendre, échanger, collectionner et utiliser des NFTs de multiples manières. La technologie est arrivée à un stade de maturité propice à son expansion. De plus, les NFTs représentent un cas d’usage concret pour expliquer les tenants aboutissants (rareté digitale, traçabilité, horodatage, monétisation, interopérabilité) des caractéristiques des blockchains publiques comme Ethereum. Ils sont donc largement montrés comme exemple par les acteurs et médias blockchains.

L’écosystème des Tokens Non-Fongibles

Voici un bon article récapitulatif de l’écosystème NFT https://niftycryptonomad.com/nft-ecosystem-overview/, tiré d’une étude de The Block.

Ce mapping, loin d’être exhaustif, permet de repérer les catégories d’utilisation qui émergent dans l’écosystème NFT :

  • Gaming studio : studios de jeux vidéos comme Ubisoft qui travaille sur le sujet des NFTs depuis quelques années avec notamment les Lapins Crétins en NFT et plus récemment l’annonce de OneShotLeague ; un jeu développé avec SoRare, célèbre startup Française dans le secteur du gaming, football et NFT.
  • Domains : les noms de domaines sur Ethereum (aka “domains”) est l’un des cas d’usage le plus ancien des NFTs avec ENS qui permet à chacun d’acheter un nom de domaine en ‘.eth’ qui permet de rendre lisibles les adresses Ethereum normalement constituées d’une suite hexadécimal type: 0x3942394(…)
  • Marketplaces : les places de marchés NFTs comme Opensea sont en vogue et à l’épicentre de la “révolution NFT” car elles rendent possible l’achat et vente de ces objets digitaux, dont la liquidité est une des caractéristiques primordiales. C’est via ces plateformes que se passent la majorité des ventes, et parfois même l’émission de NFTs, rendus simples grâce à certaines tel que Rarible (cf. tutoriel plus bas).
  • VR : Les mondes virtuels construits sur la blockchain qui ont pour but ultime de construire le metaverse utilisent quasiment tous les NFTs, tels que CryptoVoxels (qui manque au mapping ci-dessus)
  • DeFi x NFT : Applications qui mixent NFTs et Finance Décentralisée (DeFi). comme Charged Particles, qui permet d’intégrer aux NFTs des mécanismes de finance ou encore Cometh, un jeu stratégique qui a pour but de construire un écosystème DeFi autour d’un jeu centré autour des NFTs.
  • DAO : Des DAOs (Decentralized Autonomous Organizations) se forment autour des NFTs dans le but de rassembler des artistes, d’investir ou encore de prendre des décisions collégiales sur des projets liés aux NFTs. Ce sont des outils de coordination communautaires qui se forment spécifiquement sur cette verticale.
  • Collectibles : cas d’usage primaire des NFTs, exploitant parfaitement les caractéristiques principales de la technologie. Par exemple les  crypto-collectibles ou crypto-art qui sont des NFTs permettant la valorisation et possession réelle d’œuvres d’art purement digitales.
  • Games : Beaucoup de jeux construits sur la blockchain utilisent cette technologie des NFTs. C’est un des cas d’usage les plus répandus, pour plusieurs raisons : Les joueurs sont sensibles aux nouvelles technologies et comme avec les collectibles, ils permettent aux joueurs de posséder des actifs du jeu qu’ils peuvent potentiellement monétiser et/ou utiliser dans d’autres jeux, ce qui rend les NFTs attrayant pour cette catégorie d’utilisateurs.
  • Infrastructure : (détaillé dans la prochaine partie ie. layer 1 & layer 2)

Le mapping omet quelques autres catégories émergentes telles que: 

  • Agencies : Agence de création avec comme spécialisation la création et commercialisation de NFTs, tel que 6 agency
  • Media : médias spécialisés en blockchain
  • Funds & Grants : Organismes de financement spécialisés autour des NFTs comme FlamingoDAO

Une bonne analyse de Messari classifie également les différents acteurs de l’écosystème NFT par “couche de technologie”:

  • Layer 5 : Les aggrégateurs, regroupant de multiples services autour des NFTs.
  • Layer 4 : Les couches financières adossées aux NFTs (p. ex.  Charged Particles) permettant de fractionner, prêter/emprunter etc. des NFTs. 
  • Layer 3 : Les applications permettant d’émettre des NFTs
  • Layer 2 : Les sidechains, favorisant la rapidité à la décentralisation 
  • Layer 1 : Les blockchains généralistes (Ethereum) ou spécialisées (Flow)

Cette classification invite au débat car beaucoup de projets se situent à plusieurs niveaux (comme Opensea) et il manque une couche entre “Layer 3” et “Layer 4”: celle des applications. Une autre analyse de Messari place ces applications au sein des catégories ci-dessous :

Dans les applications ; comme Messari le rappelle, se trouvent un certain nombre de cas d’usages, tels que:
“+ Digital Trading Cards
+ Art 
+ Provenance Tracking 
+ Gaming items
+ Domain names 
+ Content 
+ Tokenized luxury goods
+ Financial Products
+ Event Tickets 
+ Tokenized Content”
et bien d’autres encore.

Écosystème Français des Tokens Non Fongibles

Écosystème Français des Tokens Non Fongibles, par Nathan Sexer pour Ethereum-France

(Listing d’entreprises dont le(s) fondateur(s) ou dirigeant(s) est(sont) Français, parfois francophone (ie. MagNFT) évoluant dans le secteur des NFTs. Nous listons des projets suite à un appel public à projet et ne garantissons pas ni la qualité de ceux-ci ni l’exhaustivité du mapping. Vous souhaitez en faire partie? Remplissez ce formulaire: https://xjh0am5b6o1.typeform.com/to/CrTl0GqM)

Communautés

Jeux

Collection

  • Legends of Cryptonia: Expérience sociale sous forme de jeu de rôle discord où les propriétaires de NFTs dirigent l’histoire
  • SolidNFT: Service d’impression de NFT pour “passer du digital au physique”
  • Poost: Des NFTs “poos”
  • HASHink: Des autographes en NFT

Marketplace

  • Ternoa: Marketplace de NFT (sur Polkadot)
  • Sushiswag:  NFT à l’effigie de Sushiswap
  • Auctionity: Maison d’enchères de NFT
  • Ultra: Plateforme de gaming permettant l’intégration de NFTs via SDK

Defi x NFT 

  • NFT20: Protocol de trading décentralisé de NFTs
  • StakeDAO: Projet DeFi intégrant des NFTs à collectionner
  • BlackPool: Fonds d’investissement NFT

Luxe & Fashion

  • Arianee: NFT pour la traçabilité d’objets de luxe
  • Aura: NFT pour la traçabilité d’objets de luxe
  • Satoshi-studio: Produits haut de gamme soutenus par des NFTs

Media

Infrastructure

  • Aleph: NFT backup
  • Ownest: Technologie de suivi de supplychain via NFT

Artistes

Comment acheter des NFT

Nous en parlions à travers cet article. Acheter des NFTs peut s’effectuer de plusieurs manières :

  • A travers des plateformes d’échange telles que OpenSea, Rarible, SuperRare qui permettent aux émetteurs de lister leurs NFTs et aux acheteurs de les revendre.

NB: Une propriété intéressante des NFTs est qu’ils permettent à leurs émetteurs de fixer, en partenariat avec ces places de marchés, des “royalties”, c’est-à-dire un pourcentage qui sera reversé aux émetteurs à chaque revente des NFTs sur le marché secondaire. Leur traçabilité facilite grandement cela.

  • Directement auprès de leurs émetteurs, sur les plateformes des projets eux-mêmes (voir projets ci-dessus)

Comment émettre des NFT

Émettre et vendre des NFTs est accessible à tous !

Une manière simple d’y parvenir est de passer par des plateformes telles que Rarible qui ont démocratisé le processus de création d’NFTs. Il suffit de suivre les étapes suivantes :

  1. Choisir son média :  (PNG, GIF, WEBP, MP4 or MP3 etc.)
  2. Connecter/Créer un crypto-wallet Ethereum (-> Metamask
  3. Y transférer de l’ETH afin de pouvoir effectuer des transactions (depuis n’importe quelle plateforme d’échange tel que Coinbase ou Kraken)
  4. Se connecter à une plateforme telle que Opensea, Rarible etc.
  1. Uploader son média via la section création, exemple avec Rarible: https://rarible.com/create 

Si vous êtes développeur(e), regardez ces ressources par OpenZeppelin, ce superbe article ou encore ce tutoriel Youtube qui expliquent comment “coder” un NFT.

Émettre un NFT a actuellement un coût important car il est nécessaire de payer des frais de gaz lors de l’utilisation du réseau Ethereum. Ce dernier étant actuellement en hyper-demande, les frais peuvent être très élevés.

Quelles sont les perspectives ?

Les NFTs sont-ils en train de vivre leurs 15 minutes de gloire ou sommes-nous specta(c)teurs d’une nouvelle aventure d’applications inédites offertes par la technologie de la blockchain? L’attrait pour les NFTs par des segments de population de plus en plus diversifiés et s’éloignant des archétypes classiques, nous laisse imaginer que l’engouement pour ces actifs numériques continuera de grandir. Comme d’habitude, les chiffres actuels sont probablement exagérés, tout comme l’hyper médiatisation est théâtrale , mais ces effets provoquant des bulles sont néanmoins symptomatiques d’une vague de fond que nous pensons persistante. 

La technologie des NFTs a pour vocation à évoluer et notamment à se spécialiser par sous catégories (art, jeux etc.) et cas d’usages. Inédite, elle fait beaucoup parler d’elle aujourd’hui, mais comme toute technologie, son implantation et sa pérennité seront assurées lorsque l’on en entendra plus parler. En effet, tels les protocoles internet aujourd’hui que tout le monde utilise sans en connaître l’existence (ie. TCP/IP), les NFTs se répandront comme technologie sous-jacente pour toutes formes de médias, de biens digitaux et physiques; que ce soit sous leur forme actuelle (ie. standards sur Ethereum) ou autre.

“Le concept d’unicité digitale est extrêmement puissant et persistera à travers les âges.”

Nous vivons une révolution de la « Creator economy », l’économie digitale créée autour de l’économie de l’attention et des réseaux sociaux, où la création de contenu est à la portée de tous. En effet, tout le monde crée du contenu, mais personne ne le possédait réellement jusqu’à aujourd’hui. Les créateurs sont à la merci des plateformes qui contrôlent leurs créations, revenus et fans.

Les NFTs offrent la possibilité aux créateurs de réduire voire supprimer les intermédiaires, multiplier et diversifier leurs sources de revenu ainsi qu’aux utilisateurs de réellement posséder du contenu digital. Les NFTs cristallisent un changement de paradigme dans la manière de créer, partager et monétiser nos actifs sur internet apporté par Ethereum.


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Merci à Bettina Boon Falleur et Chloé Lautier pour la relecture.
Merci à Gauthier Zuppinger, Gundam-Z et aux Collectionneurs pour leurs apports.

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Comments
  1. boldefarine dit :

    c est tellement dommage que tu ne parles pas de ultra (uos ) l’un des plus gros projet nft gaming …..

    1. Nathan Sexer dit :

      Hello! Ils sont mentionnés dans l’article mais pas dans l’infographie 🙂

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